COMMUNIQUE DE PRESSE

Faire de Grenoble une ville ambassadrice de l’Europe, une ville inspirée et inspirante pour le monde.

En ce jour de Brexit nous devons réaffirmer plus que jamais notre attachement au projet européen.

L’Europe est par nature la réponse aux défis qui dépassent les frontières, à commencer par le changement climatique. L’Union européenne représente plus de 500 millions de personnes, elle est la première puissance commerciale au monde : elle a à ce titre la capacité d’imposer ses normes environnementales mais aussi d’assurer la souveraineté technologique des Européens et de protéger leurs droits fondamentaux.

Aujourd’hui l’Europe des 27 s’engage résolument dans une décennie cruciale pour préserver le climat comme la souveraineté des Européens. Les annonces faites par la Commission européenne, notamment grâce aux propositions fortes de la France, sont porteuses d’espoir : le « Green deal », un pacte vert de 1000 milliard d’Euros, doit permettre de faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici à 2050.

Demain le Royaume-Uni sera seul face aux puissances de ce monde et n’aura plus sa voix dans les décisions européennes ni plein accès aux programmes qui font la force de l’Europe en matière de recherche et d’échange universitaire (Erasmus), de développement économique, de transition énergétique.

Dans ce contexte, Grenoble, ville ouverte, européenne, multiculturelle doit réaffirmer avec force son attachement aux valeurs de l’Union européenne. Elle doit en devenir l’ambassadrice et faire la preuve de ce que l’Europe apporte de mieux.

Nous déplorons que le maire de Grenoble n’ait pas pris au cours de son mandat une position plus franche et plus précoce pour défendre l’Europe face à ceux qui veulent la défaire ou qui proposent par un doux euphémisme de sortir des traités. Les liens entre villes jumelles, notamment avec Oxford, doivent être bien sûr réaffirmés, ils sont une ouverture d’esprit essentielle, mais la coopération entre municipalités ne peut suffire à répondre aux défis planétaires et en aucun cas supplanter la coopération au niveau national dont l’Union européenne est le modèle le plus avancé.

Nous porterons ainsi pour l’Europe et pour la contribution positive de Grenoble dans le monde un programme européen et international ambitieux :

Faire de Grenoble une ville ambassadrice de l’Europe :

·    Renforcer la présence de Grenoble à Bruxelles, auprès des institutions européennes et des réseaux d’influences (Conseil des Communes et Régions d’Europe, Eurocities, etc.) pour identifier les opportunités de partenariat et mieux représenter la ville.

·       Entretenir des liens étroits avec les décideurs européens notamment les Eurodéputés

·    Multiplier les partenariats européens d’importance dans tous les domaines, particulièrement écologique (dans le cadre du Green deal), technologique et culturel

·       Engager Grenoble dans une candidature de Capitale européenne de la Culture

·       Afficher un soutien fort au projet européen :

  • Consacrer une rubrique à l’Europe dans le journal municipal
  • Célébrer la journée de l’Europe
  • Soutenir les initiatives telles que l’Union européenne des territoires[1]

Contribuer au rayonnement européen et international de Grenoble :

·       Promouvoir à l’international l’image et la « marque » Grenoble ainsi que les savoir-faire grenoblois de la haute technologie à l’artisanat, ou encore les filières d’apprentissage (lycée hôtelier, etc.)

·       Organiser de grands événements internationaux : marquer le centenaire de la Houille blanche par une Exposition internationale de la transition énergétique en 2025, organiser une biennale du sport nature et un festival des musiques actuelles, etc.

·       Aider les acteurs grenoblois, économiques, culturels, associatifs à se développer et à nouer des partenariats à l’international

 

Renforcer la culture de l’international à Grenoble :

·       Repenser la politique des jumelages (très centrée sur les échanges universitaires) pour inclure tous les Grenoblois, notamment les scolaires, apprentis, enfants et jeunes des quartiers populaires, acteurs économiques et associatifs ou encore enseignants et agents municipaux

·       Développer un programme d’apprentissage des langues en maternelle et primaire, notamment avec des classes bilangues

·       Renforcer le rôle et la visibilité de la Maison de l’international (signalétique, déplacement en un lieu de fort passage, bus itinérant…)

·       Promouvoir et mieux expliquer l’action internationale de la ville au grand public