communiqué de presse

Un programme de responsabilité pour la sécurité des Grenoblois

Ce vendredi nous avons présenté devant le siège de la Police municipale de Grenoble nos mesures en matière de sécurité. Nous avons souhaité en choisissant ce lieu rappeler d’une part l’évidence des compétences d’un maire en matière de sécurité, et d’autre part soutenir les agents dont on sait la difficulté de la mission.

 

Les enjeux de sécurité ne sauraient être occultés à Grenoble. Tout d’abord car c’est une attente forte des Grenoblois, exprimée en de nombreuses occasions, dans les sondages, mais aussi au quotidien, y compris lors de nos rencontres sur les marchés ; ensuite, et c’est une triste réalité de Grenoble, car la délinquance et les violences y sont plus fortes que dans des villes de taille similaire et que le sentiment d’insécurité très fort à Grenoble ne relève pas d’une simple vue de l’esprit : le trafic de drogue, les violences envers les personnes, les incendies volontaires y sont en augmentation et présents plus fortement que dans les autres métropoles françaises. Enfin parce que la sécurité est aussi une compétence incontestable d’un maire, première officier de police judiciaire et autorité administrative d’une commune, et qu’il n’est pas raisonnable de prétexter qu’il ne s’agit que de l’affaire de l’Etat.

 

Face au bilan déplorable de la municipalité actuelle en matière de sécurité, Emilie CHALAS souhaite au contraire réaffirmer ce rôle et assumer un discours de fermeté vis-à-vis des incivilités et de l’insécurité ; car le silence est déjà une prise de position politique et déjà un aveu de faiblesse et de permissivité. C’est la raison pour laquelle Emilie CHALAS a souhaité également s’entourer sur cette thématique de Jean-Claude BOREL-GARIN, ancien directeur départemental de la sécurité publique de l’Isère et ancien patron du RAID qui portera à ses cotés la politique de sécurité de la future municipalité.

Ensemble ils ont présenté les grands axes de notre programme en matière de sécurité, en complément des premières pistes qui avaient été évoquées à l’occasion de la venue de Jean-Michel FAUVERGUE[1].

1.     

     Vidéoprotection :

La recherche d’images est le premier réflexe des enquêteurs et, de fait, de nombreuses enquêtes sont résolues grâce à la contribution de la vidéoprotection, la terrible affaire Maelys étant sans doute la plus exemplaire. La technologie permet aujourd’hui de rendre les dispositifs de vidéoprotection efficaces y compris en extérieur, notamment grâce à des logiciels d’analyse plus performants qui permettent de retracer le parcours de ceux qui ont commis un acte délictueux ou criminel. Pour autant, cet usage s’inscrit dans le cadre de la loi, les images sont détruites à trente jours et leur utilisation strictement encadrée.

Devant l’avis unanime des experts rencontrés, et sans pour autant le considérer comme la seule solution aux enjeux de sécurité, il apparait inconcevable de se priver de cet outil à Grenoble. Nous ne devons négliger par idéologie aucune des pistes susceptibles d’améliorer la situation. Aussi nous nous engageons à déployer la vidéoprotection sous notre mandat.

2.    Police municipale :

Nous devons redonner du sens à l’action des agents de police municipale. Nous savons que leur travail est difficile et que le manque de reconnaissance le rend plus difficile encore. Ils sont aujourd’hui l’objet de prises à partie fréquentes. Nous devons soutenir les agents et leur donner les moyens de mener à bien leurs missions. Ainsi nous proposons :

o   La responsabilité du pilotage politique de la Police municipale sera assumée directement par le maire ;

o   Nous redéfinirons les missions de la police municipale et réorganiserons en conséquence les services avec pour objectif de revaloriser l’action des agents, de soutenir l’exercice de leurs missions et de réduire l’absentéisme, marqueur de la pénibilité de leur métier ;

o   Nous réorganiserons la Police municipale en deux brigades distinctes :

§  Une brigade de lutte contre la délinquance capable de travailler en étroite coopération avec la Police nationale. Pour cela elle devra être armée, sur la base du volontariat et de la formation des agents.

§  Une brigade territorialisée de proximité qui assurera une présence quotidienne au plus proche des habitants et qui sera en charge des sanctions courantes contre les incivilités au sens large : tags, ivresse sur la voie publique, outrages sexistes, etc.

3.      Une politique de fermeté :

Convaincus que ne rien dire c’est déjà consentir, nous porterons une parole de fermeté en matière de sécurité. Tout particulièrement :

o   Nous encouragerons une politique d’application immédiate des sanctions en lien avec le procureur de la République afin de réduire le temps entre la commission d’un acte répréhensible et l’accomplissement de la peine correspondante, notamment les peines de travail d’intérêt général (TIG) prononcées après des actes de délinquance.

o   Nous conduirons une politique d’expulsion systématique des squats dans les bâtiments publics en lien avec les services sociaux pour rediriger les personnes vers les services d’accompagnement adéquats.

o   Nous prendrons en charge immédiatement les situations à risque d’installation sur le domaine public pour prévenir les campements sauvages ;

o   Nous interdirons les regroupements abusifs sur le domaine public entrainant des troubles de voisinage.

4.      Une politique partenariale :

Parce que la sécurité est l’affaire de nombreux acteurs, publics comme privés, locaux comme nationaux, nous renforcerons les dispositifs de coopération et de coordination afin d’améliorer le partage d’information et la cohérence des actions.

o   Nous nous engageons en matière de sécurité à travailler en coopération et non en opposition systématique avec les services de l’Etat

o   Nous relancerons et redynamiserons le CISPD qui se réunira désormais tous les mois et pilotera également des réunions thématiques

o   Nous renforcerons la coopération entre les acteurs locaux en intégrant en plus des acteurs de la sécurité (polices nationale et municipale, gendarmerie, etc.)  les acteurs institutionnels tels que les établissements scolaires, les associations de parents d’élèves, le secteur hospitalier, les bailleurs sociaux, etc.

o   Nous créerons un observatoire de la délinquance : en lien avec l’Université et les collectivités locales, dont bien sûr la Métropole.

5.      Une politique de prévention et d’accompagnement :

Parce qu’il importe de répondre aux causes de la délinquance et des incivilités, nous mènerons une politique volontariste et ambitieuse en matière de prévention :

o   Nous renforcerons les effectifs des équipes de préventions et d’éducateurs de rue.

o   Nous ferons du prochain mandat celui de la réussite éducative et de l’égalité des chances.

6.      Agir sur l’ambiance urbaine :

Afin de lutter contre le sentiment d’insécurité, nous proposons :

o   Un plan propreté dans les 3 premiers mois du mandat

o   La réorganisation des équipes de propreté urbaine et de ramassage des poubelles et des encombrants sur le long terme, en pleine concertation avec la Métropole

o   Un plan lumière qui permette de concilier enjeux d’efficience énergétique et qualité d’éclairage, notamment par la généralisation d’éclairage de type LED et en développant les solutions d’éclairage urbain intelligent.

L’ensemble des mesures sécurité sera dévoilé avec notre programme au courant du mois de février.

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