Communiqué: Cessons de parler de la révolution écologique à Grenoble : faisons-la !

COMMUNIQUé DE PRESSE

Cessons de parler de la révolution écologique à Grenoble : faisons-la !

J’ai rencontré il y a quelques semaines le lanceur d’alerte grenoblois Gaspard Forest qui m’a présentée les actions qu’il mène sur notre territoire et les propositions qu’il porte dans le « Pacte Dépollution Rivière ».

Il dresse un constat alarmant sur la collecte des déchets dans nos communes et agit au quotidien afin de pallier ces dérives. En 2016, en France, 80 000 tonnes de plastique ont échappé aux systèmes de collecte des déchets et ont fini dans la nature, dont 11 200 tonnes dans la Méditerranée.

Identifier les sources de pollution et les traiter, prévenir la pollution et mieux gérer les déchets, informer et sensibiliser la population, etc. : la propreté et la gestion des déchets sont des compétences premières des collectivités, celles-ci doivent jouer leur rôle en la matière.

En signant le « Pacte Dépollution Rivière », je m’engage une fois élue, à mettre en place, à œuvrer et à soutenir la réalisation des mesures proposées par Gaspard Forest.

Ces mesures s’inscriront dans un plan d’actions global pour une vision de l’écologie entière et ambitieuse. Nous devons dépasser les limites de la vision actuelle à Grenoble et avancer significativement et bien plus rapidement. Cessons de parler de révolution écologique, faisons-la !

Nous ferons la ville nature. La ville nature c’est une ville déminéralisée et végétalisée, une ville agréable, fraiche, apaisée, attractive. Un lieu où ville et nature s’entremêlent, où la ville crée la Nature et la nature fait Ville. Comme une hybridation, la ville et la nature ne s’opposent plus mais produisent ensemble la ville à vivre pour demain.

Pour y parvenir nous proposons, à ce stade, 5 niveaux d’action :

  1. Replacer le vert au cœur de notre ville
  • Planter 50 000 arbres, autant que Grenoble compte de jeunes de moins de 25 ans, au cours du mandat.
  • Programmer à plus long terme des forêts urbaines.
  • Proposer six parcs naturels paysagers en dehors du centre-ville.
  • Créer des jardins partagés dans chaque quartier.
  • Développer les murs et toits végétalisés.
  • Construire des immeubles forêts.
  • Embellir et végétaliser les places publiques.
  • Accompagner le fleurissement des balcons.
  • Cultiver des jardins dans chaque école.
  • Faire de Grenoble une ville d’eau
  • Renforcer la présence de l’eau sur les places publiques : miroirs d’eau, fontaines.
  • Renforcer la présence de l’eau dans les rues : aqueducs, points d’eau potable.
  • Travailler la perméabilité des sols.
  • Récupérer les eaux de pluie.
  • Réouvrir les rivières enterrées.
  • Redonner leur place aux animaux
  • Interdire les cirques avec animaux sauvages.
  • Créer un réseau d’animaux de compagnie pour les écoles, les EHPAD, et les centres d’urgence.
  • Installer une ferme/refuge pédagogique.
  • Construire un plan de sauvegarde de la faune sauvage nécessaire à notre écosystème urbain.
  • Limiter la reproduction des animaux surreprésentés (rats, pigeons…) qui déséquilibrent notre écosystème.
  • Multiplier l’installation de ruches dans nos quartiers et former à l’apiculture.
  • Créer un caniparc.
  • Gérer la propreté et les déchets
  • Programmer un plan « objectif propreté 3 mois » afin de nettoyer l’ensemble de notre ville lors des trois premiers mois du mandat. 
  • Refonder le plan de propreté urbaine.
  • Déployer davantage de poubelles publiques et améliorer le ramassage d’ordures ménagères.
  • Lancer des « groupes d’action verte citoyen » dans chaque quartier de notre ville, en complément du travail effectué par les services communaux.
  • Accélérer la transition vers le zéro plastique à usage unique dans toutes les activités de la ville, y compris les cantines scolaires.
  • Faire de notre ville une ville désirable
  • Reconnecter Grenoble à ses massifs montagneux.
  • Dessiner et créer des ballades vertes, des ballades patrimoniales et des parcours santé.
  • S’obliger à un traitement paysager et architectural de haute qualité.
  • Permettre l’installation d’œuvres d’art monumentales.
  • Poursuivre le développement des jeux d’enfants et des bancs dans les espaces publics.
  • Développer l’utilisation du bitume végétal.
  • Blanchir les voiries.
  • Permettre la réfection et l’ombrage de nos rues piétonnes.

Voilà les premiers éléments programmatiques que nous proposons aux Grenoblois sur les enjeux écologiques. Ces actions ne se suffiront pas à elles-mêmes, d’autres viendront proposer des solutions par exemple pour lutter contre la pollution ; d’autres encore concerneront la mobilité, la culture, le sport, le logement, l’économie ou la sécurité. L’écologie n’est plus un objet en soit, elle n’est pas et ne doit pas se cantonner à une idéologie politique. Elle est un devoir, une thématique transversale et elle doit irriguer l’’ensemble de nos politiques publiques.

Face à une situation d’urgence climatique qui nous oblige, faisons de ce devoir une opportunité ! La ville nature répond aux enjeux climatiques et environnementaux, elle est aussi un facteur primordial de qualité de vie et de qualité de ville, ainsi qu’un vecteur d’attractivité territoriale et de développement économique. S’engager pour l’écologie aujourd’hui, c’est bâtir l’avenir des générations futures ; c’est s’engager à leur confier demain, les clés d’une ville durable, apaisée et dynamique, solidaire et épanouie, fière de son histoire et de son patrimoine, en phase avec son temps et ouverte sur le monde.

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